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Archive for the ‘Contexte’ Category

          Nous allons nous intéresser au  contexte général de cette oeuvre de Pieter Bruegel l’Ancien, peinte en 1565. Tout d’abord d’un point de vue historique  et ensuite au niveau du contexte personnel de création de l’artiste.

           D’une manière générale, l’Europe est infectée des antagonisme religieux (Calvin, Luther, Contre-Réforme de la Compagnie de Jésus). Cependant le commerce est florissant à Anvers et dans les pays du nord, sans que d’ailleurs les disparités sociales ne disparaissent. Famine, misère, épidémies n’étaient pas rares et touchaient le plus grand nombre. A ne pas douter que ses contemprains sollicitèrent l’âme sensible du peintre qui trouva matière à exploiter son sens aigu de l’observation et à développer sa réflexion sur la précarité de l’existence

             Au milieu XVème siècle c’est la fin des conflits opposant Charles Quint (qui abdiquera pour laisser les Pays-bas à son fils Philippe II), François 1er et les princes allemands réformateurs avec la paix d’Augsbourg, et se révèlent des figures majeures de la littérature, de la création ou de la science : Rabelais (Gargantua), Erasme (Eloge de la Folie),Copernic, Ambroise Paré…

             En 1552, l’artiste fit un voyage en Italie, allant jusqu’à Rome où il est possible qu’il ait travaillé avec le miniaturiste Giulio Clovio. Le Port de Naples, le décor de La Chute d’Icare et du Suicide de Saül ainsi que quelques dessins témoignent de son séjour. Entre 1555 et 1563, Bruegel  s’établit à Anvers et travaille pour l’éditeur Jérôme Cock, réalisant des dessins préliminaires pour des séries d’estampes. A partir de 1559, il simplifie son patronyme, signant ses œuvres Bruegel au lieu de Brueghel. À Anvers, il fréquente un cercle d’artistes et d’érudits humanistes notamment le mécène Nicolas Jonghelinck qui possédait seize de ses œuvres. . Mais sa vie sociale déborde largement de ce milieu intellectuel. Il fréquente volontiers les noces paysannes auxquelles il se fait inviter comme « parent ou compatriote » des époux.

             D’un point de vue personnel,  cette oeuvre occupe une place particulière dans l’oeuvre de Bruegel. En effet, c’est la seule qui emprunte son sujet à la mythologie. De plus, l’artsite peint le plus souvent l’entourage paysan qui était le sien: jeux d’enfants, danse villageoise, repas de noces,…Ces exemples montre immédiatement combien la source d’inspiration de Bruegel s’éloigne de la tradition italienne de l’époque, celle de Raphaël, centrée sur l’idéal, la personnalité individuelle, le somptueux..

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