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Archive for the ‘Tableau’ Category

J’ai trouvé cet article sur le site du Musée Critique de la Sorbonne (Mucri peinture). Il s’agit d’une analyse de notre tableau par Déborah Heissler.

Lorsque l’on entre dans le site du Musée Critique, on arrive tout de suite sur un courte présentation du site et de ses enjeux. Associé à l’UFR  arts et science de l’art de Paris 1, Sorbonne (Mucri) consiste en un regroupement d’analyses d’oeuvres. Cependant il reste un peu particulier, comme le montre le mot d’ordre: « Peut y écrire qui veut » ( à condition d’être passé par le comité de rédaction). Tout le monde peut donc participer et sur l’oeuvre plastique et visuelle de son choix.

 » Le Mucri postule qu’une oeuvre de l’esprit, comme tout ensemble signifiant, est redevable d’une lecture, d’une médiation, d’une interprétation. »

La recherche est assez simple, par mot-clé ou bien par le biais de la page « tableaux », mais on ne peut donc pas être absolument sûr de trouver une analyse de l’oeuvre souhaitée ni d’être intéressé par le contenu de l’analyse.

Dans le cas de notre Chute d’Icare par Bruegel, la recherche fût fructuante, même si certains éléments de l’analyse sont à mettre de côté.

En faisant des recherches sur Déborah Heissler, j’ai appris qu’elle était avant tout écrivain poète et enseignante de français dans des universités étrangères. Son domaine est plus celui de la littérature que de la peinture et cela se remarque dans son commentaire d’oeuvre, dés la première phrase: « On entre dans le tableau comme il est possible d’entrer en récit, de pénétrer la diégèse par le biais du regard et de la focalisation […] ».

Son travail permet une approche plus linéaire que picturale, plus littéraire et même philosophique du tableau. On retiendra plus particulièrement ses remarques sur le rapport entre « la chute » de l’ arrière plan et les personnages en activité du premier plan, et cette réflexion: « C’est autour du silence que le tableau trouve sa stabilité : l’énergie de l’évocation multipliant les figures d’opposition, en commençant par l’apparition […] du corps chu auquel personne ne prête attention ».

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Nous avons trouvé cet article par l’intermédiaire de google, sur le site aripa.free.fr, le site de l’ Association pour le Respect de l’Intégrité du Patrimoine Artistique. L’ARIPA fût créée en 1992, lors de la restauration spectaculaire des Noces de Cana de Véronèse. Un groupe de jeunes artistes ont émis l’idée que cette restauration « portait atteinte à l’unité esthétique et à la valeur historique de ce chef-d’oeuvre. »

Sur ce site on peut donc trouver des photos témoins et autres exemples de restaurations irrespectueuses ainsi que des articles, plutôt scientifiques, ou du moins techniques expliquant les dangers de cette pratique.

Bien qu’il soit un site d’association, il est clairement visible qu’il n’est nullement récréatif, que les données apportées par les textes, les articles et les photos sont très sérieuses et professionnelles. Leur magasine Nuances regroupe des articles de grands noms de l’histoire de l’art et de la restauration. Même si il semble que la publication se soit arrêtée en 2004, nous pouvons faire confiance aux informations collectées dans l’article qui nous intéresse.

Cet article a été écrit par le chimiste Leopold Kockaert et publié dans Nuances au printemps 2003.

Ici, Kockaert confirme les doutes quant à la réelle attribution du tableau à Pieter Bruegel l’Ancien avec sa propre analyse de tous les éléments scientifiques et des résultats des analyses précédentes (au radiocarbone notamment). Il révèle ainsi qu’il y a bien eu transposition sur une toile du XVIIème siècle, autrement dit que Bruegel n’a pas pu peindre cette huile sur toile  car il était mort à ce moment là.

Tout au long de son article, Leopold Kockaert dénonce les restaurateurs non scrupuleux qui ne prennent pas en compte tous les éléments chimiques et techniques requis pour une véritable expertise scientifique d’ une peinture.

Cet article,  nous permet non seulement d’ouvrir notre reflexion sur le travail scientifique autour des tableaux et, en ce qui concerne notre travail sur La Chute d’Icare, nous offre un élément majeur dans la construction de notre exposé: le tableau que nous connaissons tous, l’huile sur toile exposée à Bruxelles, n »a pas été véritablement peinte par Pieter Bruegel l’Ancien.

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Après la lecture de l’article controverse de Kockaert,  nous avons donc décidé de faire des recherches sur ce sujet. Cette déclaration (Bruegel n’aurait pas peint la peinture exposée à Bruxelles) a-t’elle engendrée des réactions dans le monde de l’histoire de l’art? Limités aux bases de données internet, nous avons cherché des articles dans des sites tels que JSTOR ou encore  Kubikat.

Or, depuis 2003, rien n’a été écrit sur ce sujet pourtant assez intriguant. Le seul article susceptible de nous apporter des informations a été trouvé  ici.

Datant de 2006, publié dans le « Bulletin de la classe des Beaux-Arts » de l’Académie Royale de Belgique,  intitulé Bruegel invenit : La Chute d’Icare : mise au point et controverse, nous n’avons malheureusement pas pu y accéder, malgré la présence sur le site de l’Académie qui propose la lecture de plusieurs articles publiés dans leurs bulletins.

Face à ce manque de résultats, nous ne pouvons pas aller plus loin en ce qui concerne la question de l’authenticité de l’oeuvre. Nous garderons en revanche l’hypothèse que Bruegel n’a pas peint La Chute d’Icare exposée à Bruxelles.

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