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Nous avons trouvé cet article par l’intermédiaire de google, sur le site aripa.free.fr, le site de l’ Association pour le Respect de l’Intégrité du Patrimoine Artistique. L’ARIPA fût créée en 1992, lors de la restauration spectaculaire des Noces de Cana de Véronèse. Un groupe de jeunes artistes ont émis l’idée que cette restauration « portait atteinte à l’unité esthétique et à la valeur historique de ce chef-d’oeuvre. »

Sur ce site on peut donc trouver des photos témoins et autres exemples de restaurations irrespectueuses ainsi que des articles, plutôt scientifiques, ou du moins techniques expliquant les dangers de cette pratique.

Bien qu’il soit un site d’association, il est clairement visible qu’il n’est nullement récréatif, que les données apportées par les textes, les articles et les photos sont très sérieuses et professionnelles. Leur magasine Nuances regroupe des articles de grands noms de l’histoire de l’art et de la restauration. Même si il semble que la publication se soit arrêtée en 2004, nous pouvons faire confiance aux informations collectées dans l’article qui nous intéresse.

Cet article a été écrit par le chimiste Leopold Kockaert et publié dans Nuances au printemps 2003.

Ici, Kockaert confirme les doutes quant à la réelle attribution du tableau à Pieter Bruegel l’Ancien avec sa propre analyse de tous les éléments scientifiques et des résultats des analyses précédentes (au radiocarbone notamment). Il révèle ainsi qu’il y a bien eu transposition sur une toile du XVIIème siècle, autrement dit que Bruegel n’a pas pu peindre cette huile sur toile  car il était mort à ce moment là.

Tout au long de son article, Leopold Kockaert dénonce les restaurateurs non scrupuleux qui ne prennent pas en compte tous les éléments chimiques et techniques requis pour une véritable expertise scientifique d’ une peinture.

Cet article,  nous permet non seulement d’ouvrir notre reflexion sur le travail scientifique autour des tableaux et, en ce qui concerne notre travail sur La Chute d’Icare, nous offre un élément majeur dans la construction de notre exposé: le tableau que nous connaissons tous, l’huile sur toile exposée à Bruxelles, n »a pas été véritablement peinte par Pieter Bruegel l’Ancien.

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Après la lecture de l’article controverse de Kockaert,  nous avons donc décidé de faire des recherches sur ce sujet. Cette déclaration (Bruegel n’aurait pas peint la peinture exposée à Bruxelles) a-t’elle engendrée des réactions dans le monde de l’histoire de l’art? Limités aux bases de données internet, nous avons cherché des articles dans des sites tels que JSTOR ou encore  Kubikat.

Or, depuis 2003, rien n’a été écrit sur ce sujet pourtant assez intriguant. Le seul article susceptible de nous apporter des informations a été trouvé  ici.

Datant de 2006, publié dans le « Bulletin de la classe des Beaux-Arts » de l’Académie Royale de Belgique,  intitulé Bruegel invenit : La Chute d’Icare : mise au point et controverse, nous n’avons malheureusement pas pu y accéder, malgré la présence sur le site de l’Académie qui propose la lecture de plusieurs articles publiés dans leurs bulletins.

Face à ce manque de résultats, nous ne pouvons pas aller plus loin en ce qui concerne la question de l’authenticité de l’oeuvre. Nous garderons en revanche l’hypothèse que Bruegel n’a pas peint La Chute d’Icare exposée à Bruxelles.